Evénement actuels
 
Algérie Galerie d'art


Centre d’Information et de Documentation
sur les Droits de l’Enfant et de la Femme
Madame Michèle Alliot -Marie et Farid Benyaa

Visite de Madame Michèle Alliot -Marie Ministre de la défense de la république Française, au CIDDEF, le 17 Juillet 2004 pour rencontrer les représentantes du mouvement associatif féminin.

 

Allocution de bienvenue, par Maître AIT-ZAI, directrice du CIDDEF

Nous sommes honorés et ravis de vous accueillir au CIDDEF, les représentants des ONG, se joignent à moi pour vous souhaiter la bienvenues en Algérie.
Vous avez du le constater puisque notre histoire ne vous est pas étrangère, que la femme algérienne a toujours été au devant de la scène politique, présente et engagée dans la défense des principes républicains : Liberté, Justice et Égalité.
Des l’indépendance, inscrivant les principes démocratiques d’égalité et de non discrimination dans ses différentes constitutions, l’Algérie a investi dans l’éducation sans aucune discrimination entre filles et garçons. Les résultats sont éloquents car l’élément féminin constitue entre 45 % et 48 % des effectifs scolaires dans les cycles d’enseignement primaire, moyen, secondaire et universitaire. Pour le cycle primaire 43 % des enseignants sont des femmes.
A la dernière décennie, les femmes investissent sans complexe tous les domaines (police, armée, aviation, marine et même la politique).
Nous possédons une législation non discriminatoire dans le domaine du travail, santé et autres intégrant pleinement la femme dans l’espace publique. Mais par contre pour l’espace privé, l’Algérie a réservée à la femme un autre traitement. Depuis 1984, les relations familiales sont régies par un texte discriminatoire faisant de la femme un être incapable juridiquement.
Aujourd’hui notre lutte conjuguée tourne autour de l’abrogation de ce texte où à la limite de sa modification.

 
Madame Michèle Alliot -Marie et Farid Benyaa
 

Article de Presse

La ministre Française de la défense, Michèle Alliot- Marie a rencontré, hier en marge des entretiens officiels, des représentantes d’associations de divers horizons dont des militantes pour les droits des femmes. Un état des lieux de la situation de la femme algérienne et sa représentativité dans les différents secteurs a été présenté par Nadia Aït- Zaï directrice du CIDDEF. L’exposé a été agrémenté de statistiques mettant en relief la place qu’occupe la femme dans les secteurs de la justice, de la santé, de l’éducation, de la sécurité, de l’aviation civile, etc. ces données chiffrées n’ont pas laissé la ministre indifférente.
« je suis frappée de voir la même évolution de part et d’autre de la méditerranée en matière de taux de représentativité » a-t-elle déclarée avant d’ajouter : « les femmes jouent un rôle important dans l’évolution des sociétés ». le débat a également porté sur le code de la famille dont de nombreuses femmes sont victimes. Plusieurs questions ont été débattues dont le combat des femmes mené pour l’abrogation de ce code et contre le terrorisme.
Les associations ont évoqué les actions menées sur le terrain pour l’abrogation de ce texte. Elles ont fait savoir que des démarches sont toujours en cours. Elles ont déclaré, revendiquer des lois égalitaires et «  pour que la femme soit reconnue comme citoyenne à part entière ».
Cette rencontre selon un représentant de l’ambassade de France à Alger, a été organisé à la demande de la ministre française qui a émis le voeu de rencontrer des femmes militantes.
A sa sortie du CIDDEF, Michèle Alliot- Marie s’est offert une ballade dans la rue Didouche Mourad.

Djamila Kourta, El Watan du 18 / 07 / 2004

© Galerie Farid BENYAA - Alger - Algérie