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Algérie News - Article du 28 Novembre 2012
« Traduire l’esthétique de la femme algérienne »
ENTRETIEN REALISE PAR MERIEM BENSLAMA

Algérie News : Parlez-nous un peu de la technique que vous utilisez, dans laquelle on reconnait aisément la marque de l’architecte que vous êtes ?
Farid Benyaa : J’utilise une technique mixte qui mêle l’encre de chine, l’aérosol ou l’aérographe, la peinture aquarelle et l’acrylique. Je pense que cette technique est le résultat de mon parcours d’architecte. En effet je suis parti de mes perspectives d’architecture en essayant par la suite de développer ma propre technique que l’on retrouve à travers mes  graphismes. Je travaille d’abord sur du papier “conson” avec la possibilité de reproduire le dessin sur toile dans des formats différents. Ensuite j’interviens sur la toile pour donner du relief et mettre en valeur le côté graphique.

Vous avez fait des femmes algériennes des muses intemporelles…
En réalité, j’essaye de traduire l’esthétique de la femme algérienne telle que je la perçois. Je travaille ardemment pour la retrouver telle qu’elle est réellement et capter son essence. Pour moi, qu’elle soit belle est une évidence, et restera une étoile dans le ciel pour le modeste marin que je suis. Mais je sais aussi qu’elle est quelque part inatteignable. Mais ce qui m’anime c’est cette volonté de provoquer l’émotion. Les visages féminins sont sublimés dans une symétrie presque mathématique, leur donnant parfois un aspect irréel tant leurs traits semblent parfaits…. Lorsque l’on s’attarde sur mes toiles on trouvera nombreuses imperfections. J’ai horreur de la symétrie, de même que j’ai horreur de la perfection. Je ne cherche pas l’esthétique dans la perfection, j’essaye au contraire de m’en éloigner car c’est une forme d’excès qui me porte préjudice en tant qu’artiste. Mais je m’efforce de la déceler dans l’état d’âme et l’émotion. En ce sens, je recherche quelque chose de simple et d’accessible, et quoi de mieux qu’un regard de femme pour provoquer l’émotion des gens.

Vos portraits de femmes respirent la liberté, pourtant cette notion-là est un magnifique leurre. Que doit-on voir dans ces esquisses féminines, leur liberté ou la vôtre ?   
D’abord je veux dire que la femme je la prendrai jusqu’à mon dernier souffle tout au moins en tant que plasticien. Mais plus j’avance dans le temps, plus je vais aller vers quelque chose qui est cher à Jackson Pollock : « les dérapages contrôlés», c’est-à-dire m’éloigner de ce qui est visible pour saisir un temps soit peu l’invisible. Je suis quelqu’un qui veut tout maîtriser autant dans sa vie personnelle que professionnelle.  L’être humain est sans cesse ballotté entre l’amour et la peur, et pour être totalement libre, il faut faire sienne la maîtrise de ses pensées, de ses émotions, et de ses actes. Maîtriser ce n’est pas se refreiner mais cela permet au contraire de mieux rebondir. Pour celui qui regarde une œuvre et qui sait la regarder, elle traduit la liberté emprisonnée de celui qui la crée. Et Pour que ma liberté puisse se traduire dans le regard des femmes que je peints, je dois trouver un juste équilibre entre la volonté de maîtriser et de lâcher prise.

Le titre que vous avez choisi pour votre exposition «Vibrations» tranche-t-il avec vos précédentes œuvres, dans la mesure où vous combinez  portraits féminins et art abstrait ?
Ce travail est la conséquence d’un long cheminement intérieur, d’une maturation artistique. J’ai voulu traduire l’état d’âme à travers ses vibrations, pour le rendre translucide et suggéré, sans jamais tenter de le figer. J’ai opté donc pour un contraste entre le portrait qui demande une précision et un travail très ardu, et le côté aérien que confère l’art abstrait. Ce dernier, donne parole et forme à l’état d’âme, à notre inconscient, et  la vibration pousse l’expression féminine jusqu’à ses moindres méandres. Les vibrations sont la face cachée de l’iceberg humain, et véhiculent ce pouvoir de suggestion, que chacun peut interpréter à sa façon. Aussi ce côté vibrant crée une dynamique et un mouvement permanent, car pour moi une œuvre plastique doit être vivante.
 

Avec l'aimable participation de
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